La France veut arrêter les négociations sur le TTIP



"Il faut un coup d'arrêt clair et définitif à ces négociations pour repartir sur de bonnes bases", a demandé le secrétaire d'État au Commerce extérieur.

Coup de théâtre. Alors que Bruxelles estimait que les négociations avançaient, le gouvernement français va demander en septembre à la Commission européenne d'arrêter les négociations sur le TTIP (ou Tafta), un projet de traité de libre-échange entre Européens et Américains, a annoncé mardi le secrétaire d'État au Commerce extérieur Matthias Fekl. « Il n'y a plus de soutien politique de la France à ces négociations » et « la France demande l'arrêt de ces négociations », a-t-il déclaré sur la radio RMC.

Un déséquilibre en faveur des États-Unis

Il a justifié cette demande par le fait que les négociations, qui sont menées, côté européen, par la Commission européenne au nom des 27 États membres, souffraient d'un déséquilibre en faveur des positions américaines. « Les Américains ne donnent rien ou alors des miettes [...], ce n'est pas comme ça qu'entre alliés on doit négocier », a-t-il indiqué, ajoutant que « les relations ne sont pas à la hauteur entre l'Europe et les États-Unis, il faut reprendre plus tard sur de bonnes bases ». « Il faut un coup d'arrêt clair et définitif à ces négociations pour repartir sur de bonnes bases », a encore argumenté Matthias Fekl. La France exprimera cette position en septembre, lors d'une réunion des ministres chargés du Commerce extérieur à Bratislava, a-t-il ajouté.

Ce lundi, la Commission européenne annonçait que les négociations entre Européens et Américains pour mettre sur pied un vaste traité de libre-échange (TTIP ou Tafta) avancent. « La Commission européenne fait des progrès constants dans les négociations en cours sur le TTIP », a déclaré le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, interrogé au cours d'un point presse. « Bien que les discussions commerciales prennent du temps, le processus est enclenché. [...] Le dernier round a eu lieu mi-juillet à Bruxelles », a-t-il ajouté. Il a également souligné que les négociations étaient entrées dans « une phase cruciale », car des propositions sur tous les chapitres étaient désormais sur la table.


Source : SOURCE AFP

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